mardi 10 février 2015

Tour de ville

Lundi et mardi, ensoleillé, 14 degré C

Rien de tel qu'un tour de ville pour se faire une idée d'une ville qu'on ne connaît pas. Tout en sachant, on n'est pas naïf, que le trajet favorise les plus beaux coins de la ville, les plus touristiques, ceux où les visiteurs de passage auront peut-être la curiosité de se rendre ensuite. Ce fut mon activité d'hier, lundi.

Pour ma part, j'en retiens de cette promenade,  une certaine idée du développement de la ville.

Nice s'est développée, ça sautait rapidement aux yeux au fil du parcours et du commentaire, selon deux axes.
Depuis les tout débuts, depuis les Phocéens, les Romains et toute les époques entre le Moyen Âge et le XVIIIième, le long du littoral, le plus porche possible de la mer, parfois sur les hauteurs proches pour échapper aux pirates; puis, au XIXième, toujours sur le littoral, de par le développement du tourisme anglais (la promenade des Anglais vient d'eux et de cette époque) et russe, du fait que la Russie avait conclu un accord d'accès de sa flotte à la rade de Villefranche, ville voisine toute proche, ce qui a attiré sur la côte la riche aristocratie de ce pays à la recherche d'un temps plus clément que les rudes hivers russes (ce qui me ressemble!). La construction de l'église orthodoxe russe par Alexandra Feodorovna, veuve du tsar Nicole Ier, date de 1859.
Deuxième axe, vers l'arrière-pays, sur les premières collines des pré-Alpes, par exemple la colline de Cimiez, droit en haut du centre-ville maritime, où s'est développé à la fin du XVIIIième et de l'entre-deux guerre, un quartier nettement cossu où les riches bourgeois de l'a belle époque se construisaient de belles et somptueuses demeures qu'on voit encore aujourd'hui, même si certaines sont aujourd'hui divisées en appartements. On y a aussi construit de prestigieux hôtels comme le Majestic. C'est le plus beau quartier du parcours.

Aujourd'hui, Nice continue de se développer selon les mêmes tendances, vers l'ouest le long de la mer et vers la montagne, de plus en plus haut.

De la plate-forme du bus touristique, on fait des photos à la va-vite. Par contre, aujourd'hui, je suis retourné au site archéologique de Cimiez, où est situé le musée Matisse. Malheureusement pour moi, c'était jour de fermeture, je devrai y retourner un autre jour. J'en ai cependant profité pour faire quelques photos du parc planté de vieux oliviers et de la chapelle du monastère qui est au fond. C'est manifestement un endroit populaire si j'en juge par le nombre des promeneurs et des joueurs de pétanque.

Voici quelques photos pour votre curiosité.

Deux photos de la ville riveraine, le long de la baie et un immeuble caractéristique de ce quartier.

La ville basse


Un immeuble de ce quartier

Le port.

Le port et le rocher du Château


Un exemple d'immeuble en montant vers le haut de Cimiez.

Un immeuble cossu


Des joueurs de pétanque.

Joueurs  de pétanque


Les oliviers du jardin et la chapelle du monastère.


Le jardin d'oliviers et la chapelle

La façade de la chapelle, obscure elle aussi






dimanche 8 février 2015

Promenade du dimanche

Dimanche, 8 février, retour du soleil, 11 degrés C

J'ai profité du retour du beau temps pour aller faire une promenade cours Saleya, comme des centaines d'autres Niçois, beaucoup de familles, d'ailleurs. Il faut dire qu'il y a là, tout le long du cours, une multitude de restaurants avec terrasses, tous très fréquentés un jour comme aujourd'hui à l'heure du déjeuner.

Le cours Saleya


Le marché aux Fleurs occupe la première partie du cours, fleurs coupées et fleurs en pots.

Les fleurs


Ensuite vient le marché d'alimentation, fruits et légumes. Point commun entre les deux sections: la couleur et le fait qu'il s'agit dans l'une et l'autre de produits de la terre.

Les fruits


Entre les deux, une place assez grande fermée par une très ancienne et belle bâtisse autre fois le palais des ducs de Savoie et occupée aujourd'hui par la préfecture.

La Préfecture


Arrivé au bout du cours Saleya, on a le choix, soit en sortir vers le quai des États-Unis et la mer, soit s'enfoncer dans le dédale des vieilles rues du Vx-Nice. Il y a là, un peu partout, des églises et chapelles plus baroques les unes que les autres, très sombres en général, où la dorure ressort de l'ombre mais où il est difficile d'apprécier le décor peint. Impossible de faire de la photo. Par contre, la baie des Anges était belle, le paysage aussi.

Le baie des Anges
Dans le message d'hier à propos du musée Chagall, j'ai oublié de vous montrer une toile de la série Le Cantique des Cantiques. La voici:









samedi 7 février 2015

Visite au musée Chagall

Samedi, 7 février, matinée ensoleillée, temps se couvrant en après-midi, 11 degré C.

Le musée est sis au pied de la colline de Cimiez, dans un grand jardin en contre-bas de l'avenue où circule le bus 15.

Il comporte trois salles de tailles différentes et un auditorium où on projetait un excellent documentaire sur la vie de l'artiste, animé par lui-même, un Chagall déjà âgé mais plein de vitalité et d'humour (il est décédé à l'âge de 98 ans). Il est décoré des trois grands vitraux de sa composition. Je vous en montrerai deux ci-après.

Le musée est entièrement consacré à la Bible, en ce sens que Chagall lui-même a voulu y réunir celles de ses oeuvres qui s'en étaient inspirées à divers moments de sa vie et dont il avait fait don au gouvernement français en 1966. C'est le ministre Malraux qui lui avait proposé d'en faire un musée national et c'est la ville de Nice qui a offert le terrain pour le construire en souvenir des dernières années du peintre passées dans la région (il est décédé à St-Paul-de-Vence).

La première salle regroupe un grand nombre de gouaches, préparatoires à la publication d'une version illustrée de la Bible d'après un projet de l'éditeur Vollard (et dont le guide dont je m'inspire ne donne pas la date de publication, sans doute avant le Deuxième guerre).

La salle suivante réunit 12 grands tableaux connus sous le titre commun Le Message biblique, tous inspirés de deux livres de la Bible, la Genèse et l'Exode (j'en retiens trois, comme exemples, Abraham et les trois anges, la Création de l'homme, Adam et Ève chassés du Paradis. C'est la plus fascinante, où on revient. Chagall lui-même a dirigé l'accrochage des toiles en ne respectant pas l'ordre chronologique pour privilégier les relations thématiques.

La troisième est, en comparaison, est presque intime. Chagall y a accroché cinq toiles inspirées du Cantique des Cantiques, toutes dans un camaïeu de roue. Un petit carton, reproduisant son écriture, nous dit que le peintre avait dédié l'ensemble à sa seconde épouse, Valentina Brodsky.

Pour finir de message et un peu excuser le mauvais temps de ces derniers jours, et vous dire que, normalement, c'est ici le temps du mimosa, la photo d'un bouquet de ces fleurs acheté en traversant le marché.









Adam et Ève chassés du Paradis



Abraham et les trois anges



La création de l'homme



vendredi 6 février 2015

Rien à signaler

Vendredi, 6 février, temps couvert et frais

C'est tout ce qu'il y a à dire ! D'après le site MétéoMedia que j'ai trouvé dans les applications et installé sur ma tablette, le soleil revient à partir de samedi après-midi et pour rester.
Beau temps pour lire le dernier Houellebecq, qui me surprend agréablement.
Faudra faire comme moi, patienter ! Avec le beau temps reprendront les promenades et les photos.

jeudi 5 février 2015

Le quartier

Mercredi 4 et jeudi 5, temps couvert, pluie passagère, vent, 10-12 degrés C, le mauvais temps, quoi.

Grosso modo, le Vx-Nice a la forme d'un triangle rectangle dont le quai des États-Unis et le prolongement de la rue St-François de Paule qui lui est parallèle formeraient la grande base. Un haut rocher, la colline du Château, joue le rôle du deuxième côté de l'angle droit. Quant à l'hypothénuse, elle serait symbolisée par la succession de jardins relativement larges créés, je ne sais quand, par la canalisation et le remblayage des rives d'un cours d'eau, le Paillon. Ainsi, la vieille ville est physiquemment, pour ainsi dire, distincte de la ville moderne qui s'est développée au-delà de la rivière.

J'habite la petite pointe de ce triangle. près du premier jardin, là où la rivière se jetait dans la mer, pas très loin de la place Massena, de l'autre côté du jardin, sorte de Berry-Démontigny de Nice pour les tramways. Fascinant, ces tramways et efficaces, d'autant qu'il ne tombe jamais de neige ici, ce qui leur permet de rouler très bas pour qu'on puisse en monter et en descendre facilement. De la place Massena part la rue Médecin, rue des grands magasins, du centre commercial Nice Étoile, de la FNAC (où j'ai fait mes premiers achats), rue entièrement piétonnière avec trams au centre. Je comprends la fascination de nos maires à la vue de cet élégant mode de transport, mais je l'imagine mal fonctionner dans notre climat, lors d'une tempête comme celle de janvier avec pluie, verglas et neige, tout en même temps.

C'est sur la place Massena qu'a eu lieu le drôle d'attentat de Koulibaly (un autre, pas celui de Paris et pas apparenté) armé d'un couteau contre trois militaires en habit de combat armés de mitrailleuse, blessant l'un à la joue, l'autre, au bras, ce qui n'a pas empêché ceux-ci de le maîtriser sans même faire usage de leurs armes. On en parlait dans tous les journaux télévisés en France et surtout à Nice, bien évidemment. Grand branle-bas ici, on ouvre le grand jeu de la sécurité. Pourtant, cet après-midi, il n'y avait aucune trace de présence policière ou militaire autour des grands magasins, pas plus que ce soir, devant l'hôtel de ville de Nice où j'ai soupé au restaurant du Québécois sis directement devant la grande entrée de l'immeuble. Je constate ainsi  qu'il faut prendre avec un grain de scepticisme les reportages alarmistes de la télévision, ici et partout.

J'ai eu la main heureuse en me logeant là. J'y ai trouvé à proximité tout ce dont j'avais immédiatement besoin dès les premiers jours, des restaurants, dont celui du Québécois Fabien, un bistrot pour le petit déjeuner et au moins une épicerie et une pâtisserie, voisins l'un de l'autre. Il y a aussi des guichets bancaires et une pharmacie, en cas de besoin, et un poste de taxis. Comme grands immeubles, il y a l'opéra, où on présente Cosi fan tutte,



 le palais de Justice et surtout le fameux marché aux fleurs cours Salaya dont je ferai certainement des photos quand le soleil sera revenu, à partir de samedi d'après la météo. Pour l'instant, je m'installe et m'informe, par exemple en localisant le bureau du tourisme le plus proche dont j'aurai grand besoin pour mes déplacements régionaux. C'est tout de même un choc d'arriver dans une grande ville qu'on ne connaît pas et qu'il faut découvrir, d'autant que c'est pour une bon bout de temps. Il y a longtemps que la chose ne m'était pas arrivée.

Je vous laisse une autre photo de ma rue.
J'attendrai le retour du soleil pour reprendre la photo et le blogue.




mardi 3 février 2015

Jour gris

Mardi, 3 février,

Je profite du temps gris pour potasser guide et carte à la fois sur le Vieux-Nice et le Nice moderne et ainsi me préparer des promenades pour les prochains jours.
Pas un bon jour pour la photo, ni pour le blogue !
Ce sera pour demain, j'espère.
Tchao!

lundi 2 février 2015

L'appartement


Lundi, 2 février, 13 degrés C.

Il est composé d'une grande salle à plusieurs usages, [un coin salon (Deux canapés, un écran de télévision), un coin cuisine équipé de l'essentiel, une table et ses chaises, un bout pour écrire, l'autre pour manger], une chambre fermée dont le lit est confortable, une salle de bain récente hyper-design avec un lave-linge à tambour.

Coin cuisine




Pas de téléphone, pas de système de son, même pas une petite radio. Il faudra donc que je trouve le moyen de faire débloquer mon IPhone et d'y installer un carte sim pour usage ici. Demain, j'irai au bureau du tourisme pour obtenir divers renseignements et, entre-autre, l'adresse d'une boutique Apple.
Comme vous le voyez, c'est minimaliste, spartiate même, si on compare à l'appartement de Bloomfield. Je vais pratiquer la simplicité volontaire bien malgré moi, et faire une bonne cure de silence

La grande salle ouvre sur un balcon et un large espace ménagé entre l'arrière des maisons dont les façades donnent sur le quai des États-Unis, prolongation de la promenade des Anglais. Le front de mer sur la baie des Anges change en effet souvent de noms. Par cette échancrure, je vois l'extrémité du jardin Albert !er, le quai et ses palmiers et enfin la mer et la galbe de la baie des Anges. Le vent tourne dans ce grand vide, ce qui fait que l'air frais pénètre dans l'appartement par les interstices de la grande porte. Je suis manifestement dans le sud où les courts mois d'hiver ne sont pas une préoccupation.



L'appartement est au 12 de la rue François de Paule, une rue relativement étroite comme toutes les rues du Vieux-Nice. qui doit son nom à une affreuse et sombre église qui pue le jansénisme. Elle est parallèle au quai des États-Unis, dont j'entend en bruit de fond la circulation. Cette rue mène au cours Saleya où se tient tantôt le marché au fleurs (c'était le cas hier dimanche), tantôt un marché de brocante comme aujourd'hui. J'y ai trouvé un marché d'alimentation et aujourd'hui, tout à fait par hasard, un bistrot coquet tenu par deux québécois. J'irai souper là ce soir pour faire plus ample connaissance.
Chose certaine, si j'ai été légèrement trompé sur l'appartement par les photos publiées sur booking.com., j'ai eu raison de venir me nicher dans le Vieux-Nice dont j'avais gardé un souvenir d'antan. J'en ferai pour vous des photos demain.

Tchao !