Rien de tel qu'un tour de ville pour se faire une idée d'une ville qu'on ne connaît pas. Tout en sachant, on n'est pas naïf, que le trajet favorise les plus beaux coins de la ville, les plus touristiques, ceux où les visiteurs de passage auront peut-être la curiosité de se rendre ensuite. Ce fut mon activité d'hier, lundi.
Pour ma part, j'en retiens de cette promenade, une certaine idée du développement de la ville.
Nice s'est développée, ça sautait rapidement aux yeux au fil du parcours et du commentaire, selon deux axes.
Depuis les tout débuts, depuis les Phocéens, les Romains et toute les époques entre le Moyen Âge et le XVIIIième, le long du littoral, le plus porche possible de la mer, parfois sur les hauteurs proches pour échapper aux pirates; puis, au XIXième, toujours sur le littoral, de par le développement du tourisme anglais (la promenade des Anglais vient d'eux et de cette époque) et russe, du fait que la Russie avait conclu un accord d'accès de sa flotte à la rade de Villefranche, ville voisine toute proche, ce qui a attiré sur la côte la riche aristocratie de ce pays à la recherche d'un temps plus clément que les rudes hivers russes (ce qui me ressemble!). La construction de l'église orthodoxe russe par Alexandra Feodorovna, veuve du tsar Nicole Ier, date de 1859.
Deuxième axe, vers l'arrière-pays, sur les premières collines des pré-Alpes, par exemple la colline de Cimiez, droit en haut du centre-ville maritime, où s'est développé à la fin du XVIIIième et de l'entre-deux guerre, un quartier nettement cossu où les riches bourgeois de l'a belle époque se construisaient de belles et somptueuses demeures qu'on voit encore aujourd'hui, même si certaines sont aujourd'hui divisées en appartements. On y a aussi construit de prestigieux hôtels comme le Majestic. C'est le plus beau quartier du parcours.
Aujourd'hui, Nice continue de se développer selon les mêmes tendances, vers l'ouest le long de la mer et vers la montagne, de plus en plus haut.
De la plate-forme du bus touristique, on fait des photos à la va-vite. Par contre, aujourd'hui, je suis retourné au site archéologique de Cimiez, où est situé le musée Matisse. Malheureusement pour moi, c'était jour de fermeture, je devrai y retourner un autre jour. J'en ai cependant profité pour faire quelques photos du parc planté de vieux oliviers et de la chapelle du monastère qui est au fond. C'est manifestement un endroit populaire si j'en juge par le nombre des promeneurs et des joueurs de pétanque.
Voici quelques photos pour votre curiosité.
Deux photos de la ville riveraine, le long de la baie et un immeuble caractéristique de ce quartier.
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| La ville basse |
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| Un immeuble de ce quartier |
Le port.
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| Le port et le rocher du Château |
Un exemple d'immeuble en montant vers le haut de Cimiez.
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| Un immeuble cossu |
Des joueurs de pétanque.
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| Joueurs de pétanque |
Les oliviers du jardin et la chapelle du monastère.
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| Le jardin d'oliviers et la chapelle |
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| La façade de la chapelle, obscure elle aussi |







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