vendredi 27 février 2015

Dernière semaine à Nice

Mardi-mercredi et jeudi, très belles journées ensoleillées

Marquée par une grande, belle et très agréable surprise.
Mardi, Marie-Éva m'annonce que sa soeur Madeleine et elle, accompagnées d'un ami commun Claude Gérard, viendront à Nice le lendemain, voulant quitter le mauvais temps de Paris pour jouir du soleil de Nice les derniers jours de leur séjour en France. Elles avaient l'intention le jeudi de faire en auto une grande virée dans l'arrière-pays de Nice à laquelle elles m'invitaient de me joindre.

L'itinéraire choisi selon le guide Michelin fut les hauts de Cagnes-sur-mer en faisant une large boucle qui nous y ramènerait.

Le premier village qui piqua notre curiosité était perché tout au haut d'un massif rocher que dominait un énorme et abrupte morceau de montagne, Saint-Jeannet, un village du moyen-âge qui se survit à lui-même grâce au tourisme, un village très bien entretenu cependant, pas délabré du tout, mais dont la plupart des maisons, à cette saison-ci, était manifestement inoccupées. Un maçon rencontré au café nous confirma qu'elles étaient la propriété d'Européens étrangers qui lui en confiaient la surveillance et l'entretien au besoin. La plus belle chose vue, un vieux lavoir toujours fonctionnel.

La cible des alpinistes

Le lavoir d'autrefois

Une rue et le rocher

Nous nous sommes ensuite dirigés vers Vence, autre village ancien, haut lieu du tourisme dans la région pour la chapelle du Rosaire, dite chapelle de Matisse et à cause de son voisin Saint-Paul avec la fondation Maegth, mais un village devenu une ville prospère, très animée. Nous y avons déjeuné sur la place de l'hôtel de ville, où se trouve une église romane, la cathédrale de la Nativité-de-la-Vierge.

Les amis
La cathédrale

Une façade ancienne bien entretenue


Quittant Vence par une route qui suivait la crête les collines au-dessus de vallées profondes, nous avons croisé un autre village ancien sur le sommet de son rocher, Tourelles-sur-Loup, mais sans nous y arrêter...



route qui nous a conduit dans les gorges du Loup, petite rivière qui vient des sommets et qui dévalent ces pentes, une route boisée sauvage, très encaissée entre ses versants, magnifique promenade dans un paysage originel, dont nous sommes sortis en nous dirigeant vers Cagnes-sur-mer et sa plage de galets.

Les amis sur la plage

Une belle promenade, dont j'avais rêvé en voyant les sommets enneigés des Alpes loin derrière Nice, mais que j'étais loin de penser pouvoir faire.

Merci à mes amis inattendus, Marie-Éva, Madeleine et Claude, qui a conduit avec adresse dans tous ces chemins de montagne, étroits et en lacets.


lundi 23 février 2015

Musée d'art moderne de Nice

Dimanche, 22 février, ensoleillé. 14 degrés

Le musée d'art moderne de Nice date de 1990.  C'est l'un des éléments d'un complexe des Arts qui comprend également le nouveau Théâtre de Nice et un auditorium.

Malgré le fait que ce soit un immeuble récent, rien n'a été prévu pour faciliter l'accès aux personnes handicapées ou plus simplement âgées; bien au contraire, pour y avoir accès, il faut gravir un grand escalier extérieur qui débouche sur une esplanade qui donne accès aux trois sites. Il y a bien un minuscule ascenseur, encore faut-il le trouver tant il est discret. Et pas un seul siège dans les salles du musée, rien ni pour regarder longuement, ni pour se reposer.
C'est un point dont on discute ces jours-ci à la télévision: une loi votée il y a quelques années pour faciliter l'accès des handicapés aux lieux publics entre maintenant en vigueur, mais sans que les mesures nécessaires n'aient été prises partout. Certainement pas par l'architecte du musée qui n'en a pas tenu compte à l'évidence.

Façade du musée


L'artiste vedette du musée est Niki de Saint Phalle, que je ne connaissais que très peu, et encore surtout de nom. Deux grandes salles lui sont consacrées et une longue chronologie de son oeuvre illustrée de photos et d'extraits de journaux ou de revues.

Positive and Negative Dragons


La fontaine aux quatre nanas

Montage d'actualités


Deux autres artistes ont une salle, Arman (dont je n'ai pas noté le prénom) et Yves Klein.

Arman-Vénus aux ongles rouges
Arman-Coupe de tubas

Yves Klein


Au retour, je me suis arrêté à la cathédrale de Nice, tout au haut de la vieille ville. Plus éclairée de d'autres, mais tout aussi baroque dans sa décoration.



vendredi 20 février 2015

St-Paul/La fondation Maeght

Vendredi, 20 février, ensoleillé, 12 degrés

Le parcours entre Nice et St-Paul m'a montré qu'entre les deux, ce n'est qu'une immense banlieue, un espace construit tout au long de parcours d'environ une heure. Il n'y a plus beaucoup de campagne le long de la côte. Même le cirque de collines en forme de vallon au pied de St-Paul est couvert d'habitations entourées d'une végétation disciplinée.
La photo que je vous envoie du village de St-Paul planté sur son piton rocheux a été prise du versant opposé de la colline d'en face au sommet de laquelle est située la Fondation Maeght, mais sur le versant opposé. À part une référence géographique commune, il n'y a pas de rapport entre les deux sites, séparés l'un de l'autre de quelques kilomètres de pentes raides.



La fondation Maeght est un mélange de jardins et de salles d'exposition. Dans le jardin d'entrée, on est accueilli à gauche par un Personnage du catalan Miro et par un grand stabile de Calder. On voit à droite la chapelle et son petit jardin.

Personnage de Miro

Stabile de Calder

Miro est vraiment l'artiste phare de la fondation. J'ai ainsi appris que c'était un très grand ami, un familier assidu de la famille Maegth, que l'architecture et l'architecte mêmes du lieu sont des emprunts à l'artiste catalan à la suite de la visite des Maegth à son nouveau musée sur l'île de Majorque. 
Il y a des oeuvres de Miro partout, de grandes sculptures dans un jardin surnommé le Labyrinthe de Miro, par exemple la Déesse de la Fécondité et où on croise une céramique ronde évoquant l'idée d'un Cadran solaire, des vitraux dans l'une des salles, un autre personnage dans le jardin d'entrée, de nombreuses toiles.  

 Déesse de la Fécondité

Cadran solaire

Vitraux


Un  jardin emmuré mais ouvert sur la pente boisée de la colline regroupe quelques longues silhouettes de Giacometti.

L'Homme qui marche

Une foule ?


J'ai également retrouvé Chagall, une toile de grand format intitulée La vie. Chagall semble bien avoir été une dominante de mon séjour dans la région de Nice.

La Vie

Coin droit de La Vie
 Et pour le plaisir, un dernier personnage de Miro.




mardi 17 février 2015

Beaulieu-sur-Mer

Mardi, 17 février, en voie de dégagement, 11 degrés C.

Jolie promenade le long du littoral, tantôt au niveau de la plage, tantôt en hauteur, sur la corniche, selon le relief changeant de la région. On traverse Villefranche et on arrive à Beaulieu, deux villes construites l'une et l'autre sur les pentes des collines, pour ainsi dire deux banlieues de Nice desservies d'ailleurs par les bus urbains.

Objectif, aller visiter la villa Kerylos. Il s'agit d'un "caprice" comme on appelait à la Belle époque de Nice les villas fastueuses construites par de riche mécènes sur les plus beaux sites de la région. Ici, une construction édifiée entre 1902 et 1908 par un couple passionné de la Grèce antique, M. et Mme Théodore Reinach, sur le modèle d'une villa de l'île de Délos, respecté dans le détail: répartition et noms des pièces, reproduction des meubles, y compris les lits de la salle à manger en lieu et place de vulgaires chaises, décoration des murs et mosaïques des sols, objets de collection, etc. Mais aussi tout le confort de l'époque dans les chambres, notamment deux grandes salles de bains attenantes aux chambres de Mme et de M. De partout, vue sur la mer en contre-bas.

La villa est construite sur le sommet d'un rocher qui s'avance dans la mer. Elle domaine aujourd'hui le port et la ville basse de Beaulieu.



Le terrain est cependant exigu et ne permet donc aucun recul pour une photo d'ensemble de la villa.



Quelques photos de l'intérieur, surtout des scènes antiques peintes sur les murs.






lundi 16 février 2015

Musée Chagall-2

Lundi, 16 février, couvert

Hier dimanche, le couvert nuageux s'est aminci vers la fin de la matinée et le soleil a pu percé pour nous donner une éclaircie tout l'après-midi. J'en ai profité pour retourner au musée Chagall, certainement le plus intéressant de Nice.

La grande salle où sont réunies les toiles du Message Biblique est très spéciale de conception. Les murs sont parfois à plat pour présenter un seul tableau isolé, par exemple La création de l'homme ou Moïse recevant les Tables de la Loi,  parfois en saillie ménageant des sortes d'alcôves où deux toiles peuvent être vues dans un même regard, par exemple le Paradis et Adam et Ève chassés. Ces deux toiles en particulier sont dans un renfoncement qui fait qu'en les regardant le spectateur tourne le dos au reste de la salle. Il me semble évident que, dans l'aménagement des murs, l'architecte s'est inspiré du plan d'accrochage que Chagall avait en tête et qu'il lui aurait expliqué en détail. Une salle conçu dans un but et pour mettre en relief le récit d'un choix d'épisodes de l'Ancien Testament, quoique non présentés dans l'ordre chronologique..

Les photos seront cette fois des détails des toiles qui m'ont le plus fasciner, reproduites dans le message précédent sur le même musée.

Abraham et les trois anges.

Cette grande toile rectangulaire est seule sur son mur, le premier à gauche quand on entre. Elle est dans l'axe de la salle et elle est la seule qui soit toujours visible où qu'on soit, quand on se tourne dans sa direction. Pour Chagall, elle était donc d'une grande importance.
Les trois anges annoncent à Abraham et Sarah la naissance d'un fils, Isaac, bien que Sarah soit très vieille. Elle suggère une autre Annonciation, celle faite à Marie de la venue d'un enfant fils de Dieu, Jésus. Nous sommes donc ici au début et à la fin de l'Ancien Testament.
Les ailes des anges sont d'un blanc éclatant qui illumine toute la scène, sauf celles de l'ange de droite, de profil, qui sont colorées.




Le Paradis.

J'ai retenu un détail de ce tableau, à partir des têtes d'Adam et d'Ève avec, au-dessus d'eux, l'arbre très coloré de la Connaissance du bien et du mal, l'arbre de l'interdit et de la tentation sur lequel veille un ange. On devine la tête du serpent. À la différence d'autres toiles sur le même sujet, Adam et Ève sont ici enlacés comme pour suggérer qu'ils sont solidaires de la transgression et qu'ils partageront à la fois la connaissance, le libre arbitre, les joies, les souffrance et la mort qui en seront le prix.



Adam et Ève chassés du Paradis.

Deux détails cette fois.

Dans le coin droit de la toile, Adam et Ève quittent le Paradis comme soutenus par un coq rouge,  symbole de vitalité et de fertilité. C'est, selon la Bible, le premier jours de l'humanité.



À l'opposé, dans le coin gauche, un bouquet de fleurs à dominance de jaune, très coloré, flamboyant, peint en hauteur comme une flamme, qui rappelle le buisson ardent de Moïse.



Enfin, la grande photo d'une mosaïque, à l'extérieur du musée devant un plan d'eau mais visible de l'intérieur, qui montre au centre le prophète Élie montant au ciel sur son char entouré des signes du zodiaque. Chagall avait quatre-vingt ans au moment de sa conception, dont il n'a pu que diriger la réalisation confiée à un maître d'oeuvre, Lino Melano.




















dimanche 15 février 2015

Mauvais temps

Samedi, dimanche et demain lundi, pluie et frais

C'est la fin de semaine d'ouverture du carnaval de Nice et de la fête du citron à Menton.
Malheureusement, il pleut. Les activités au programme pour vendredi soir, samedi toute la journée et dimanche ont été annulées. Le soleil ne reviendra, d'après la météo, que mardi.
Repos forcé. Je vous reviendrai quand le soleil sera revenu.
Ciao!

jeudi 12 février 2015

Le musée Matisse

Jeudi, ensoleillé, 15 degrés C.

Le musée est dans ce grand espace couvert d'oliviers, adjacent au parc au parc et au musée archéologiques, de biens maigres vestiges de l'époque romaine en comparaison de tout ce que j'ai déjà vu ailleurs mais suffisants pour nous rappeler la présence romaine au sommet de la colline.

Matisse a vécu à de 1917et jusqu'à sa mort en 1954.

Dans le musée sont réunies des oeuvres de toutes les époques, surtout sur papier, entre autres plusieurs esquisses préparatoires à la toile la Danse de Merion et une sorte de grande murale en papier intitulée Fleurs et Fruits (il y avait là devant une classe d'enfants qu'une employée du musée initiait aux couleurs). On y trouve également quelques rares toiles et une collection de petits bronzes, surtout des têtes de femmes.
Un musée éclectique, loin de l'intérêt du musée Chagall.

Quelques images de cette visite.

Un mouvement évoquant la danse.



Fleurs et Fruits.





Une tête de femme.






La seule céramique présentée.




De vieux oliviers centenaires du parcs.


mardi 10 février 2015

Tour de ville

Lundi et mardi, ensoleillé, 14 degré C

Rien de tel qu'un tour de ville pour se faire une idée d'une ville qu'on ne connaît pas. Tout en sachant, on n'est pas naïf, que le trajet favorise les plus beaux coins de la ville, les plus touristiques, ceux où les visiteurs de passage auront peut-être la curiosité de se rendre ensuite. Ce fut mon activité d'hier, lundi.

Pour ma part, j'en retiens de cette promenade,  une certaine idée du développement de la ville.

Nice s'est développée, ça sautait rapidement aux yeux au fil du parcours et du commentaire, selon deux axes.
Depuis les tout débuts, depuis les Phocéens, les Romains et toute les époques entre le Moyen Âge et le XVIIIième, le long du littoral, le plus porche possible de la mer, parfois sur les hauteurs proches pour échapper aux pirates; puis, au XIXième, toujours sur le littoral, de par le développement du tourisme anglais (la promenade des Anglais vient d'eux et de cette époque) et russe, du fait que la Russie avait conclu un accord d'accès de sa flotte à la rade de Villefranche, ville voisine toute proche, ce qui a attiré sur la côte la riche aristocratie de ce pays à la recherche d'un temps plus clément que les rudes hivers russes (ce qui me ressemble!). La construction de l'église orthodoxe russe par Alexandra Feodorovna, veuve du tsar Nicole Ier, date de 1859.
Deuxième axe, vers l'arrière-pays, sur les premières collines des pré-Alpes, par exemple la colline de Cimiez, droit en haut du centre-ville maritime, où s'est développé à la fin du XVIIIième et de l'entre-deux guerre, un quartier nettement cossu où les riches bourgeois de l'a belle époque se construisaient de belles et somptueuses demeures qu'on voit encore aujourd'hui, même si certaines sont aujourd'hui divisées en appartements. On y a aussi construit de prestigieux hôtels comme le Majestic. C'est le plus beau quartier du parcours.

Aujourd'hui, Nice continue de se développer selon les mêmes tendances, vers l'ouest le long de la mer et vers la montagne, de plus en plus haut.

De la plate-forme du bus touristique, on fait des photos à la va-vite. Par contre, aujourd'hui, je suis retourné au site archéologique de Cimiez, où est situé le musée Matisse. Malheureusement pour moi, c'était jour de fermeture, je devrai y retourner un autre jour. J'en ai cependant profité pour faire quelques photos du parc planté de vieux oliviers et de la chapelle du monastère qui est au fond. C'est manifestement un endroit populaire si j'en juge par le nombre des promeneurs et des joueurs de pétanque.

Voici quelques photos pour votre curiosité.

Deux photos de la ville riveraine, le long de la baie et un immeuble caractéristique de ce quartier.

La ville basse


Un immeuble de ce quartier

Le port.

Le port et le rocher du Château


Un exemple d'immeuble en montant vers le haut de Cimiez.

Un immeuble cossu


Des joueurs de pétanque.

Joueurs  de pétanque


Les oliviers du jardin et la chapelle du monastère.


Le jardin d'oliviers et la chapelle

La façade de la chapelle, obscure elle aussi